dimanche 23 octobre 2011

C'est comment d'être en maths sup ? (1)

Quand Docmam a raconté le quotidien de sa première année de médecine, ça m'a donné envie de raconter celui qui était le mien en maths sup - maths spé. Je n'ai malheureusement pas sa mémoire, mais je vais essayer.

J'étais en seconde et je venais de choisir de ne pas aller en L comme je l'avais toujours prévu mais en S quand j'ai appris l'existence de ces classes prépa. Par ma mère. Celle-ci ne voulait surtout pas que j'aille à la fac, vu le bazar que c'était. On m'a vaguement expliqué le principe, on m'a beaucoup beaucoup dit que c'était deux ans durs mais après c'était peinard*.

A l'époque, j'étais relativement sans opinion sur la question. A la maison comme au lycée, j'étais une élève/fille pas chiante avec des bonnes notes, et je ne pensais pas vraiment à remettre en question ce qu'on me disait. C'est donc un peu avec un haussement d'épaules que j'ai accepté la destinée qu'on voyait pour moi.

On m'avait même choisi le lycée. Un grand havre de prépas, scientifiques comme littéraires, dans le centre-ville d'Orléans. Où j'ai retrouvé d'autres camarades de classe de terminale, mais qui sont tous allés en Maths-Physique alors que j'étais en Physique-Chimie. Ma mère a joué auprès d'une mère de ses élèves, professeur dans ce lycée, pour que je sois dans "la bonne classe" des deux ; finalement elle nous a dit n'avoir rien eu à faire, le hasard m'y avait déjà mise, et ça n'aurait sûrement rien changé.

Je me rappelle de la rentrée en première année. Un préfabriqué surchauffé, censé être provisoire, toujours planté comme une verrue au milieu de la cour du lycée 5 ans après à l'heure où je vous parle. En contrepartie, un bâtiment de sciences tout neuf.

La salle comportait des rangées de 8 tables, divisées en deux par un couloir central

J'habitais chez une amie de la famille, dans le nord d'Orléans. Tous les jours je prenais le bus. Le 8 ou le 9, les deux faisaient le trajet en un temps équivalent.

Je me suis assise dans le fond de la salle en compagnie d'un mec avec qui j'avais sympathisé un peu avant. On s'entendra toujours, mais comme chaque année dans un nouvel endroit, c'est jamais les camarades du début qui deviendront mes proches.

Je me rappelle de cette fille, qui a demandé le silence pour se présenter, expliquer qu'elle était malvoyante et demander à ce qu'on en tienne compte : lui laisser les places devant, etc. Je me souviens que comme ça, cash, devant 36 inconnus avant que tout commence, j'avais trouvé ça super courageux. On est devenues amies assez vite.

Distribution des groupes de colles. Dans d'autres lycées on dit kholles, je sais, mais pas chez nous. Juste colles. Des interros orales, deux par semaine, par groupes de trois. Je suis avec deux gars complètement inconnus, dont l'un, D., deviendra un bon camarade. Il habitait Nantes, vraiment Trifouillis-les-Oies, et n'avait pas eu ses voeux d'avant plus proches de chez lui. Y a vraiment des classes trop bonnes au lycée Clémenceau.

Les semaines passent.

Les cours. Des heures entières, passées à gratter, à comprendre ou à paniquer de ne pas comprendre. J'ai réalisé à quel point la transe était prenante en contemplant le temps qu'il m'a fallu pour en émerger le jour où ma prof de maths est tombée dans les pommes. Heureusement que d'autres ont été plus rapides. Les cours d'anglais, où déjà bilingue je roupillais presque autant pendant les cours de grammaire que je majorais les devoirs. Les cours de français-philo, une farce, où tout le monde s'ennuyait, où le prof rendait l'oeuvre la plus passionnante soporifique (jamais réussi à finir Malebranche cette année-là... ni Proust d'ailleurs, déjà impossible en 1ère). Je roupillais tout court mais avais des notes honnêtes. L'allemand, optionnel, le mardi soir il me semble. Une traduction à faire par semaine, donnée sur un tit bout de feuille volante. Ca a entretenu mon allemand, sans m'apprendre grand-chose...
Les autres, où je suivais tant que je pouvais. La physique, où j'ai cartonné la première partie sur l'optique mais commencé à m'écrouler après pour ne plus me redresser. Les sciences de l'ingénieur, qu'heureusement j'allais arrêter en décembre pour la chimie à plein temps. La chimie justement, où j'ai découvert que vraiment, à vie, je serais nulle à chier en synthèse organique et en chimie quantique, mais que tout le reste m'intéressait. Les maths, où en général je réussissais bien, mais avec un peu de mal en analyse et des facilités en algèbre linéaire. C'était toujours ça de pris. L'informatique sur Maple de temps en temps, ça ça se passait pas mal du tout, j'aime bien la programmation et ma filière était peu exigeante.
L'assistante de mon amie malvoyante qui comprenait parfois mal ce qu'elle devait prendre en note, surtout si le prof écrivait au tableau comme une patate.

Les TP. Physique et chimie. J'avais parfois un peu de mal au labo, et l'écriture des rapports, c'était un peu comme on avait le temps, il faut le dire... On a bien dû avoir des TP de SI, mais je serais bien incapable de m'en souvenir...

Les TD, seulement quelques heures par semaine, passées à gratter en compagnie d'une feuille d'exercices le plus souvent. On était pas trop trop chauds pour passer au tableau, à part les boss...

Les colles aussi. Deux colles par semaine, une heure pièce. Y a un bâtiment spécial pour les colles au fond de la cour. Le bâtiment mystérieusement nommé HTK (sachant que par ailleurs on avait A, C, B qui avait été démoli, et S pour les sciences, je me demande toujours pourquoi HTK) et rebaptisé HTKC par les élèves** était spécialement dédié aux colles. Mais il était trop petit, on avait aussi des colles en salle de cours. Les créneaux de colle changeaient à chaque fois, mais une semaine on avait colle de physique et colle de chimie ou sciences de l'ingénieur, la suivante maths et anglais, et on recommence. Et il ne fallait surtout pas oublier nos sacro-saintes fiches de colle, avec le nom et un tableau géant, une colonne pour la date, une pour les sujets et une pour la note. Saintes Archives. A rendre au prof à la fin du trimestre. Je les rangeais toutes dans un lutin de 10 pages, en permanence dans mon sac.

En anglais, l'épreuve consistait à écouter un texte, le résumer et discuter du sujet. 20 minutes de préparation, 20 de passage. On passait les uns après les autres, chacun parlait pendant que le suivant préparait, on choisissait l'ordre à l'intérieur des groupes de colles. Si personne ne passait avant soi (le tout premier créneau de passage), on avait au lieu du support sonore un texte écrit, qu'on récupérait dans un casier et qu'on préparait à l'avance.
On nous avait aussi fait acheter un bouquin. Chaque fois on était interrogés sur le vocabulaire d'un chapitre et les verbes irréguliers.

Dans les autres matières, c'était toujours pareil. Le prof assis à son bureau, chaque élève debout avec sa craie devant son tableau. Dans les grandes salles avec deux grands tableaux, on tirait au sort qui aurait un tableau entier et qui une moitié. Question de cours et un exo. La joie quand tu maîtrisais le point, la détresse quand "pitain j'ai rien pigé", l'envie aussi face à un co-colleur qui a un sujet plus sympa. Parfois réciproque, l'envie. La désapprobation du prof quand quelqu'un avait oublié sa fiche. Le soulagement à la fin de l'heure.

La colle de français trimestrielle, aussi. Un texte à commenter et discuter à la lumière de ce qu'on étudiait. A une par trimestre, je m'en souviens à peine.

Les devoirs surveillés le samedi, de 8h30 à 11h30 dans la salle des devoirs. Trois classes. Chacun sa place. Moi au premier rang de la colonne 4, en face du bureau, dont de temps en temps quelqu'un escamotait la table (drôle). En alternance, maths, physique et chimie.
Les devoirs à la maison, ou DM, en alternance également, pas mal travaillés en groupe, mais jamais notés justement pour cette raison. Curieusement je me rappelle bien de ceux de maths mais pas des autres...

Le TIPE, projet personnel le jeudi après-midi, où on bossait sur l'encre effaçable avec deux amis. On a fait de notre mieux, mais ce n'était pas extraordinaire...

La vie perso par là-dessus, que j'essayais de maintenir. Mon meilleur pote, lui aussi en prépa au sud de ma ville, avec qui on buvait un café quand on pouvait. Le petit ami helvète que j'ai adoré, mais qui m'a quittée en avril et m'a causé une dépression monstre et quelques bêtises. Ma communauté Internet chérie qu'un serpent et l'abus d'autorité des admins a démolie. Et les nouveaux amis que je me faisais. C. et L., D. et F., J. et G. Les heures qu'on passait dans une salle de cours vide à réviser, le temps passé dans la queue au self-service, les samedis chacun dans son train, pour moi TER de 12h02 à destination de Tours avec D. et F. Arrivée vers 13h à la maison... et sieste l'après-midi le plus souvent. Retour le dimanche en fin d'après-midi, vers 18h30.

Les petits événements dont on se souvient, aussi.

Les soirées passées à faire des DM et courir après le dernier bus.

Mon coup au coeur quand j'ai vu le mec qui me plaisait tellement quand j'étais au lycée tranquillement assis à la même table que mes compagnons de TIPE au CDI. J'ai senti l'ado de 15 ans revenir d'un coup par-dessus celle de 18.

C. dont le TIPE était un projet sur un machin magnétique qui défiait la gravité. J'ai oublié le nom de la chose mais pas le jour où elle m'est foncée dedans dans un coin du bâtiment des sciences, hurlant de joie avec son truc qui marchait pour la première fois, alors qu'elle courait pour récupérer mon APN. C. toujours qui présente son projet de façon complètement fofolle en soutenance, j'essayais vainement de contenir un fou rire au fond de la salle.

Le matin de février à la cafet devant un café où, alors que je m'apprêtais à annoncer à C. que j'avais un amoureux, elle a réussi à sortir "nan mais je rêve, Machine a un mec, pourquoi c'est toujours les cons qui arrivent à se maquer ?"

Le matin de la journée portes ouvertes où je suis arrivée en retard pour cause d'employé de la gare pas capable de donner rapidement des billets de train pour la Suisse (TGV Est n'existait pas encore à l'époque)... Même avec la 12-25 j'en ai eu pour une fortune...

Ma réaction devant le délégué qui m'annonce que je suis 4e de la classe en moyenne générale : rigoler, avant de comprendre que c'est vrai...

Ce mauvais jour de juin où, massacrée par ma rupture, j'ai accepté un RDV avec un mec que je connaissais à peine. Il apparaît (étrangement ^^) qu'assister au même accident de voiture ne suffit pas à faire de deux inconnus un couple solide.

L'unique soir où j'ai vu la bande de mecs sans voix. Pendant la période où on avait des cours de mécanique du solide avec des centres de gravité dits "points G", alors qu'on discutait un de nos soirs de DM, inévitablement, le mec qu'est D. s'est moqué des phrases à double sens involontaire de cette prof. Jusqu'à ce que l'innocente du paquet demande
"Mais c'est censé faire référence à quoi d'autre le point G ?"
......................
A dix-neuf ans passés, ça nous a quand même un peu surpris, j'avoue.
(Conclusion : "Bon ben Seer, t'es la seule autre fille, c'est toi qui expliques..."... Ben tiens.)

La surprise générale en juin lorsque, malgré un top 5 de la classe, je n'ai pas été prise en classe étoile, censée rassembler les meilleurs élèves.

Ma demande à la fin, au lieu d'habiter en ville, de rejoindre l'internat et me mettre en co-chambre avec ma fofolle de meilleure amie.

Et en deuxième année, on reprend tout...

* Je me marre bien quand j'y repense. Aujourd'hui je bosse bien davantage. La seule différence, c'est que la raison est bien meilleure que la réussite à une série de concours.

** La par contre c'était facile à comprendre. "Ah, je t'ai cassé", on retrouve bien l'esprit des colles.

jeudi 29 septembre 2011

Moment linguistique

La semaine dernière, j'avais eu une journée de boulot super pourrie. Manqué mon train à l'aller (ça n'arrive jamais), re-manqué au retour (bus en retard, beaucoup plus fréquent) et pris plein la gueule au milieu. C'est donc de mauvais poil que je suis montée dans l'Ortenau S-Bahn (ce train régional entre Offenburg et Strasbourg, cette ligne constituant la seule possibilité d'avoir un abonnement transfrontalier) pour rentrer à la maison.

Depuis deux ou trois semaines je bosse ma méthode d'italien pour essayer de ne pas tout oublier de cette langue, et je l'avais donc ouverte dans le train. J'ai vaguement remarqué les deux dames montées plus tard, assises en face de moi.

Jusqu'à ce qu'une des deux me demande si j'étais italienne... en espagnol.

J'avoue que sur le coup, j'ai été tellement déboussolée que je n'ai pas compris en quelle langue répondre. En espagnol certes, ça paraît évident, mais quand on baragouine à peine quelques mots, moins déjà. Et entre l'allemand parlé toute la journée, l'italien et le français dans le lire... j'ai répondu tout à fait par réflexe en français, avant de me reprendre en espagnol (pas encore trop compliqué à dire...)

A suivi une conversation tout à fait amusante.
De ma vie, jamais je n'ai parlé un tel sabir.

A moitié en anglais, à moitié dans mon quasi-inexistant espagnol, avec pas mal de mots allemands qui sont sortis tout seuls et un rien d'autre chose luso-franco-italien. Même pour expliquer que j'étais française travaillant en Allemagne, le verbe travailler j'ai réussi à le sortir en portugais. Et je me rappelle avoir utilisé questo (italien donc) parce que les démonstratifs espagnols ne me revenaient pas (esto, eso et aquel, OK mais trop tard : et pour les utiliser à bon escient, quand tu sais même pas utiliser ser et estar... avec un peu de chance ça ressemble aux hoc/iste/ille latin peut-être ?)

Ces deux dames étaient donc des touristes en Alsace/Bade-Wurtemberg, et j'ai donc un peu parlé du coin comme je pouvais. En échange elles m'ont un peu parlé de l'Espagne, et notamment de Séville. Vraiment penser à prévoir un voyage un jour.*

Sympathique moment linguistique décidément.

It saved the day.

*Mais clairement pas cette année vu que le Crous m'a fait une vacherie et diminue ma bourse des trois quarts.

dimanche 18 septembre 2011

Les réalités si difficiles à voir...

Ca fait trois fois en dix jours que le même blog me retourne les tripes.
Mais je partage parce qu'il faut juste... ouvrir les yeux parfois.

samedi 17 septembre 2011

Garder un chien de sa chienne...

... contre son école.

Oui je vous parlerai de Karlsruhe un jour, c'est promis. Quand j'aurai le temps de prendre des photos du château, de son parc ou de Marktplatz.

J'aimerais bien avoir le temps de les prendre moi-même ces photos mais je n'y arrive pas... Je me suis habituée à ce rythme infernal de transports (rien que ça ça ferait un post entier, les transports Strasbourg-Karlsruhe).

Bref.

Là je commence à recevoir des mails de l'école, et je me dis que bon sang j'ai pas envie d'y retourner pour tout un tas de raisons...

1. Langues vivantes.

L'un de mes projets, cette année, c'était d'apprendre l'espagnol à l'école.
Quand j'étais en première année, outre l'anglais et l'allemand obligatoire, mon école proposait des cours facultatifs d'une troisième langue, à des niveaux débutant ou moyen : espagnol donc, mais aussi chinois, japonais et russe.
A l'époque, j'avais choisi de tenter le russe, considérant que si besoin était je pouvais toujours apprendre l'espagnol seule, ce qui aurait été clairement plus facile que l'inverse... En pratique, notre prof était un papy très charmant, très cultivé, qui nous a beaucoup parlé Russie et culture en général mais malheureusement pas assez de la langue, si bien qu'à la sortie de l'année j'avais déjà oublié comment dire merci. A la fin de l'année, dû à des mauvais résultats de partiels et tout un tas de soucis, j'ai décidé de ne pas continuer.

Digression commence ici.

En partant en césure, j'ai repris un peu mes cours de langues. Chez moi, y a un tas de méthodes et de bouquins de langues qui s'entassent :
- une méthode d'italien, un bouquin et quelques CDs, qui m'avait séduite parce que c'était le seul faux-débutant qu'on pouvait trouver. Mouarf, elle était pas terrible.
- Rattrapage récent avec Harrap's italien méthode intégrale, vraiment bien, on peut travailler avec juste le bouquin pour sept euros. Mais elle commence à être super difficile à trouver celle-là avec l'audio, même si moi je m'en passe bien.
- deux autres de portugais, la méthode Assimil, trouvée en premier et que j'ai trouvée extrêmement décevante (approche instinctive de la langue plus que vraiment systématique, ne me convient pas du tout), et la méthode Harrap's, achetée avant l'italien et assez convaincante également.
- quelques bouquins de grammaire et de vocabulaire en anglais et en allemand, qui ont déjà un certain âge et me servaient à préparer soit les concours, soit des devoirs sur des sujets assez précis.
- deux petits bouquins Harrap's que je trouve super (allemand et espagnol, payés une misère),
- la méthode d'espagnol Assimil achetée il y a deux ans pour mon copain et que j'ai récupérée... Pas entamée après la déception lusophone.
- et un bouquin de russe "Le russe à votre rythme", premier d'une série de trois tomes. Pour un bouquin chopé à la sauvette pour pas cher, c'est vraiment une surprise agréable. La méthode est efficace, je retiens pas mal ce que j'apprends, et Dieu sait que c'est moins évident pour du russe que de l'italien.
Le second et le dernier de cette liste servent à m'occuper pendant les longs trajets en train vers l'Allemagne et retour.

Fin de digression.

Bref, en rentrant à l'école en novembre, vu que mes résultats se sont améliorés en deuxième année, j'avais dans l'idée de passer en cours d'espagnol niveau débutant.

Jeudi, la responsable du département de langues qui se réveille et pense aux troisième année, qui leur demande de s'inscrire pour lundi... Et là, espagnol, disponible seulement au niveau avancé.
Quelle déception !

2. Année césure

Bon sang que je suis contente d'être passée avant cette bêtise !
On va commencer par là : pour délivrer le titre d'Ingénieur reconnu par l'état, comme la mienne, une école doit recevoir périodiquement l'approbation de la Commission des Titres d'Ingénieur ou CTI, qui vient régulièrement discuter le bout de gras, approuver ça, et critiquer ci.

Et ils aiment pas que les élèves interrompent leurs études pour aller en stage.
Je vous refais ce que j'ai posté sur FB, ça sera plus simple.


Non mais nul. Les nouveaux, j'ai mal pour vous. Surtout pour ceux qui vont rentrer super nombreux à l'école en 2012.
(En plus ceux qui font une césure parce qu'ils ne trouvent pas de stage plus court, ça existe aussi... On les laisse dans les choux ?)

3. Leur nouvelle invention : les parcours transverses

CTI again (en partie)...
A l'école, à partir de la deuxième année, on est répartis en 4 filières qu'on va appeler 1, 2, 3 et 4, assez différentes entre elles et ne menant pas vers les mêmes métiers.
Ils veulent créer maintenant des parcours transverses A, B, C et D, assez différents entre eux également. Et veulent que les élèves de chaque filière se répartissent équitablement entre les 4 transverses.

En pratique on peut prévoir que :
- La totalité de la filière 2 veut aller en parcours transverse B (très peu préféreront A et aucun C et D)
- La filière 1 (la mienne) voudra aller en B (que je veux) ou D, peut-être A.
- Pour 3 et 4, c'est un peu moins évident entre A, C et D.

Les trucs qui me fâchent, c'est que :
- On nous annonce début juin 2011 notre éventuelle sélection sur les notes. Sur des examens que la moitié d'entre nous ont passés en juin 2010 sans être au courant qu'il y aurait peut-être sélection dessus, moi y compris, et les autres en juin 2011, en sachant eux. Déjà ça s'annonce bien comme sélection. Surtout que clairement j'ai fait deux stages sur trois axés sur B en césure, et j'aimerais bien que ça soit pris en compte ça aussi !
- L'administration va nous tasser au nom de la pluralité des filières dans des trucs qui ne nous disent rien, alors que si on ne s'en mêlait pas je pense que ça se serait réparti assez naturellement sur les 4 transverses, avec peut-être un petit engorgement chez B.
- Les élèves dans la transverse X pourront être dispensés du ou des cours Y de leur filière pour éviter les doublons... Ca ça me fâche pas, j'attends de voir les exams mais je pense que ça va rigoler.

mercredi 14 septembre 2011

Colonel, colonel...

Juste pour publier un grand merci à Jeanne Cherhal pour sa réponse à la chanson Aurélie de Colonel Reyel.

Qui c'est Colonel Reyel déjà ?
Ben moi je le connaissais pas avant d'incidemment écouter la radio régulièrement au boulot en Belgique (donc de janvier à avril, z'avez bien suivi), donc sans choisir la station qui était en l'occurrence Fun Radio. J'aime pas forcément trop la radio à la base, mais celle-là encore moins. "Le son dancefloor" (dire ça joyeusement avec une voix bien niaise, comme leur slogan) ça me branche pas trop.

Colonel Reyel, c'est le dernier produit marketing pour adolescentes. Pas plus colonel que moi (j'avais toujours eu l'impression qu'on avait quand même un tabou en France sur la non-usurpation de grades, j'ai dû rêver), pas trop dégueu physiquement, paraîtrait qu'y en aurait pour le trouver beau (on prend jamais des laids même s'ils chantent bien, le phénomène Susan Boyle l'a bien assez démontré), antillais comme ça ça fait mec sorti de la diversité, style entre le rap fillette ou le RnB j'arrive pas à me prononcer, et surtout, surtout, sans talent musical et pas beaucoup plus en parolier*.

A l'époque il chantait "Celui" (je linke mais je décline toute responsabilité pour toute réaction épidermique consécutive au regardage). Celui qui est amoureux d'une fille, qui veut sortir avec même si elle est déjà prise, et qui au pire se contentera de coucher avec elle même si elle n'est pas libre. Au moins c'est elle qui choisit... (Et le vers "Celui qui brave les interdits" vers la fin me fait toujours rire... Heu, en quoi ?)

Colonel Reyel donc a sorti ces derniers temps une chanson appelée "Aurélie". Aurélie, c'est une gamine de 16 ans tombée enceinte par accident.
Cette chanson me dresse les cheveux sur la tête. Tous les malheurs possibles d'Aurélie sont décrits (et leur répercussion sur bébé, on fera par contre soigneusement l'impasse dessus), mais avec derrière un refrain qui a beaucoup plus un ton "je vous soutiens les filles, vous êtes des saintes et des merveilles" que "franchement réalisez un peu la galère que c'est, alors que ça pourrait être tellement plus simple en attendant un peu..." La liste des épreuves atroces que s'est imposée Saint-François d'Assise avec la description de la béatitude qui l'attendait à la fin n'avait pas non plus pour but de détourner les moines de cette voie. 

J'ai trop de respect pour l'intelligence des ados pour partager les critiques émises par certains sur l'influence de Colonel Reyel sur eux. L'expérience ne me prouve pas toujours que j'ai raison, mais pas toujours que j'ai tort non plus. Sans compter que François Fillon a utilisé le même argument concernant les manifs de la réforme des retraites et rien que ça suffirait pour me l'interdire à jamais.

Je ne serai pas celle qui se prononcera sur l'avortement, c'est bien ou c'est mal. Parce qu'on peut tous imaginer combien c'est difficile psychologiquement, donc la question se pose.
Je n'aurai pas cette prétention, contrairement au Colonel.
Car je trouve que cette chanson a vraiment des allures de croisade pro-vie bien plus que de débat ouvert. Et je n'aime pas les pro-vie qui préfèrent avoir deux existences condamnées au malheur plutôt qu'une seule heureuse, en attendant de rattraper la deuxième.

Merci encore à Jeanne Cherhal.

Et si vous devez écouter une Aurélie, préférez celle des Helden...
(En comprenant l'allemand, c'est mieux. Et elle est en train de disparaître des plates-formes vidéos, donc dépêchez-vous)

* Pour moi, le maître, c'est Renaud. Rien que la chute de Laisse Béton le démontre. Et Abba et les Wir sind Helden, aussi, très très bons. Pour moi dans la musique c'est super important, plus que pour la plupart des gens.

dimanche 14 août 2011

Fichez-moi la paix...

... par pitié !

Sans même compter l'électricité qui se fout de mon cas, que je n'ai pas le temps d'appeler sauf le samedi où je n'ai jamais réussi à les joindre ; le Crous, qui a l'air d'avoir compris que je repique mon année alors que c'est pas le cas et me sucre ma bourse au mérite au passage ; la DB, qui vire la moitié des Express au mois d'août et fait de chaque trajet en ICE une vraie galère foulière.

Nan là mon problème, c'est mon agence immobilière.

Apparemment quand ils m'ont loué l'appartement en juin, il était en compromis de vente. Lorsque celle-ci à été signée, le nouveau proprio a eu la surprise de sa vie en découvrant qu'il était loué, et s'est mis en bisbille avec l'agence qui "n'aurait pas dû le relouer".
Son mandataire est passé me voir il y a environ trois semaines, et m'a demandé de cesser de payer les loyers à l'agence et de le payer directement. Après vérifications, réception des papiers officiels, etc. je me suis donc exécutée en août, négligeant la quittance de l'agence.
J'avais imaginé que comme "leurs bisbilles ne me concernaient pas", quasi-citation des deux côtés, l'agence était au courant.
Tu penses. Jeudi j'ai reçu une injonction de paiement avec majoration de 16 euros et menace de transmission du dossier à l'huissier.
J'avais payé le loyer douze jours plus tôt.

Foutez-moi la paix et réglez vos problèmes entre vous, ça va bien.
Je suis trop fatiguée par le stage, les trajets à rallonge de promiscuité et de foule, les levers super tôt, le fait de rien pouvoir faire à côté du stage, le stress du travail qui n'avance pas assez vite...
J'ai pas de temps à perdre pour vous, pas plus que pour l'électricité qui s'occupe pas du dossier que j'ai soumis depuis près de deux mois.
Vraiment pas.

mercredi 20 juillet 2011

On pratique pas le surbooking...

... mais on pratique la surréservation !

Si si, ils l'ont dit !

Faut l'oser celle-là... Parce que quand on ouvre le dictionnaire, ben...


C'est bête; même le dico dit que c'est débile !

Je me rappelle aussi de ma première et dernière "place selon disponibilité" : Paris Montparnasse-Quimper, 4h30 de trajet, j'ai eu le droit de m'asseoir à Lorient ou Vannes, je sais plus. Loin en tout cas. Strapontin ? Quel strapontin ?
La place libre je dis pas qu'elle existait pas : par contre j'ai nettement tendance à penser que sans savoir où elle est, le voyageur ne va pas parcourir les 16 wagons du TGV pour la chercher, encore moins parmi la cohue des 100 autres voyageurs qui l'ont précédé et se sont découragés eux mêmes.
Les abonnements ils ont bon dos quand même pour le coup. J'ai du mal à imaginer de telles erreurs que 200 passagers par train se retrouvent debout.
Et ça arrive tout le temps tout le temps à tout le monde. Si je demande à 100 passagers de 100 TGV différents en période de grands départs de prendre des photos de passagers debout, si j'ai pas 100 photos c'est que j'aurais eu des mauvaises têtes dans le lot.

Par rapport à l'argument "place assise payée place assise due" également avancé dans l'article, une fois un contrôleur m'a dit "on facture le trajet, la place assise c'est bonus". Même en première classe. Pour le coup j'en serais tombée assise, si j'avais pu...

Du coup les gens, dès qu'ils sont deux ou trois, prennent la bagnole. Dans mon genre, tiens.

Je te salue Grenelle.