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mardi 21 juin 2011

Republication...

... d'un billet édité le jour du dernier grand bug de Blogger. Pas à l'identique parce que ce corniaud ne m'a pas sauvegardé la dernière version. Et j'en ai tellement bavé sur la note précédente (écrite en plusieurs mois) qu'aujourd'hui je vous ferai du réchauffé. Désolée.

J'ai vraiment un cerveau torturé qui non seulement me fait parler quand je dors, mais en plus me fait mener des discussions cohérentes.

Je me suis réveillée ce matin (d'avril le matin, il date pas mal) avec le vague souvenir agaçant d'un rêve où j'essayais de communiquer quelque chose de très important à mon copain, et où lui il rigolait, ne comprenait visiblement rien à ce que je disais parce qu'il répondait totalement à côté (genre professeur Tournesol un peu), et était visiblement convaincu que je parlais dans mon sommeil et que c'était un délire de mon cerveau alors que j'essayais de lui dire quelque chose de super important. Gnnnnnnnnnnnnnn.

Ce matin donc, le voilà qui raconte la discussion qu'il a eue hier avec moi (endormie donc, vous l'aurez compris) alors que lui avait juste éteint la console pour venir dormir. Ce qui me fait globalement penser qu'en période de sommeil y a des gros noeuds dans mon dictionnaire interne :

Moi : *Grogne* (précision gentiment apportée : "comme d'habitude") - Fais pas trop bouger la console, ça fait bouger les tartelettes dans le gâteau (un gâteau fourré aux tartelettes c'est concept, faut le reconnaître, mais j'ai jamais jamais fait ça)
Lui : *rigole* - D'accord je ferai attention
Moi : - Tu te souviens de ce qu'il faut faire ?
Lui : - Non (Normal. Moi non plus.)
Moi : - Il faut que tu prennes les données de bouffe (???) qui viennent d'échantillons de vieille bouffe (????????????? inquiétant en plus...)
Lui : - J'en fais quoi ?
Moi, énervée : - Ben soit tu les gardes, soit tu les passes à Christophe !

Plus tard :
- Où est Christophe ?
- Tu vas me raconter tout ça pour te foutre de moi demain matin !
- Pourquoi je ferais ça ?
*Rideau* (dommage)

Précisions :
- J'avais une armée de collègues au boulot mais absolument aucun Christophe, que je n'ai jamais appelé Christophe par erreur, rien du tout...
- J'imagine dans l'ensemble des données de bouffe un mélange des préoccupations du moment, à savoir trier et ranger mes données, trier et ranger mes vieux échantillons, et acheter les ingrédients et faire toute la pâtisserie de mon goûter pour les collègues...
- Mais quand même a posteriori c'est super marrant.

Mais j'ai eu ma revanche quelques jours plus tard quand mon copain a semblé croire que me traiter de séquence c'est une belle déclaration d'amour...
Heu...
Oué, si tu veux.

dimanche 7 mars 2010

Des noeuds dans le cerveau

Cette nuit, je dormais déjà quand mon namoureux est venu se coucher.
Dialogue de son propre témoignage. Comme je dormais - vous suivez ? - et que je n'en ai aucun souvenir là, je lui fais confiance.

Lui : Tu dors ?
Moi : J'attends.
Lui : Tu attends quoi ?
Moi : La sonnerie.
Lui : La sonnerie de quoi ?
Moi : Du téléphone.
Lui : Pourquoi ?
Moi : Pour chercher des flèches.
Il se marre.
Moi : Mais keskiyaaaa ?

Me demandez pas. J'ai dit ne me demandez pas.
Enfin faut croire que j'ai passé une nuit agitée, parce que j'ai rêvé que mes boîtes e-mail faisaient des trucs bizarres : les mails volaient, des fleurs poussaient dedans.
Non, ne me demandez pas NON PLUS.

vendredi 19 février 2010

Vue aérienne oblique

Sur un fleuve.

Large, jaune, cerné par la forêt vierge.
Sur le fleuve, à quelque distance de la rive droite, une pirogue.
Deux humains dedans, j'en sais pas plus, je peux pas les distinguer bien. Un ballot dans la pirogue, et les deux là-dedans désespérément seuls.
Un debout, tenant la pagaie, l'autre accroupi.
Il y a plein de piranhas affamés dans l'eau. Les anacondas aussi savent nager.

Et puis plus rien.
Juste l'obscurité totale de la chambre et ma respiration saccadée.

Une nuit de 1996.
J'avais 8 ans.
Juste cette image, gravée dans ma tête depuis bientôt 14 ans, qui m'a foutu une trouille épouvantable.
Et c'est le premier cauchemar dont je me souvienne.

Je n'ai rien noté à l'époque, mais je sais que c'est cette année-là que je suis arrivée à l'école où passait ce bibliobus qui avait ce super bouquin sur les fleuves, que j'ai lu, relu et rerelu.
Il y avait une double page sur l'Amazone.
Avant je ne savais pas que l'Amazone était jaune.