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dimanche 19 juin 2011

70, 80, 90

Préambule 1 : tout ça c'est en référence à mon français centro-alsacien. Je ne connais pas tous les jargons régionaux ni français, ni suisses, ni belges.
Préambule 2 : ça fait deux mois que j'ai quitté la Belgique, j'ai beaucoup oublié...

Un des premiers trucs qui te font griller comme Français quand tu viens en Belgique ou en Suisse, c'est ces nombres-là. Premier truc quand on est arrivé en Belgique, allez hop un café à un euro septante.

Septante n'est pas un belgicisme à proprement parler, déjà parce que ça serait aussi un helvétisme, et surtout c'est plutôt la France (et le Québec, selon mon expérience, mais à confirmer) qui est une exception à ce niveau.

Pour résumer :

- soixante-dix, quatre-vingts et quatre-vingt-dix en France et au Québec,
- septante, quatre-vingts et nonante en Wallonie, Francophonie comme on dit parfois ici,
- septante, huitante et nonante en Suisse romande (mesures prises en Valais)
- et pour les autres francophonies du monde, je ne sais pas mais j'aurais tendance à utiliser les mots de France.

Jamais entendu octante de ma vie, par contre. Paraît que ça se dit ailleurs en Suisse romande...

Quelques infos ici pour les curieux.

Et quelques autres expressions belges, pour finir (où du moins entendues seulement en Belgique) :
- "Je lui ai demandé si au cas où il saurait m'aider" quand un Français dirait "pourrait".
- "Prendre attitude", vu dans un communiqué de syndicat tout à l'heure. Je pense que j'aurais dit "prendre position".
- Prononcer le T de vingt est vraiment un truc de l'Est de la France, de Suisse et de Belgique.
- Je suis restée sacrément décontenancée quand le mec de la sécurité m'a expliqué comment disposer des déchets de "frigolite non souillée".
- Les Belges, en tout cas d'ici, se font une ou trois bises. Chez moi, c'est 2 ou 4. J'ai toujours l'air con.
- "Tu peux mettre la porte ?" Pas très pratiqué en France, moi j'aurais dit, en l'occurrence, la fermer.
- Quasiment jamais entendu le "une fois" caricature de la Belgique...
- Un petit accent qui fait le charme du coin : "houit", "couivre"...
- Le téléphone portable : GSM en Belgique, "portable" simplement en France, "natel" en Suisse. Pas compliqué.

Et tous les autres qui ne me reviennent pas...
Et vous, vous en voyez d'autres ?

mardi 30 novembre 2010

Schweizerische Wahl - Ergebnisse

Bon ben au final:
- initiative populaire approuvée (52% environ)
- réponse fédérale rejetée (à peu près le même score)
- harmonisation fiscale entre les cantons rejetée

Au niveau des cantons, la répartition des votes est simple : l'initiative populaire a été rejetée en Suisse Romande (à l'exception du Valais) et acceptée en Suisse alémanique (à l'exception de Bâle-Ville, là ou j'habite).*

Je serre les dents.
J'enrage par simple hantise de la justice automatique.

*Soupir*

Ca peut se comprendre. Personne n'a envie d'inviter un vandale dans sa maison, ou un criminel dans son pays. Si les allocs sentent le populisme, et si ça paraît exagéré pour un cambriolage, meurtriers** et violeurs, ne sont les bienvenus nulle part, pas plus ailleurs qu'en Suisse. Cas de conscience plutôt bien décrit par Philippe Bilger, si ça vous dit.

A propos du repentir des condamnés, la réalité est tenace. Mulhouse se veut une ville de réinsertion, et ce n'est pas forcément une ville très sûre. Ce qui ne veut rien dire quant au taux d'anciens condamnés réinsérés (parce que même si la majorité le sont, on verra toujours le boxon des récidives flanqué par le reste, et non leur calme à eux) mais laisse une impression durable sur le reste de la population. Quant à la justice à deux vitesses pour Suisses et non-Suisses, de droit c'est mal, de fait ça existe déjà : si le droit du sol ou du sang te fait suisse, tu le restes, mais pour le devenir ou pour gagner le droit de résider dans le pays tu dois présenter tes antécédents. Les papiers que j'ai remplis sur la justice sont là pour en témoigner : on fait la différence.

J'apprécie la liberté d'expression suisse, ses nombreuses votations. C'est une bonne chose. En Suisse plus facilement qu'en France, la parole et surtout celle du peuple devient réalité. Tu m'étonnes qu'ils disent que la France est un pays incroyablement difficile à réformer***. Mais là, ils me font peur.

Je n'aime pas ça. Bientôt cette justice, comme la nôtre en France avec ses peines plancher et mesures du même tonneau, si elle reste sur ce chemin de l'automatique, perdra toute son humanité. Et le premier étranger renvoyé par cette procédure automatique dans un pays ou il sera torturé ou tué (ça s'appelle le droit d'asile), ou le premier étranger dont la famille a vécu trois générations en Suisse sans histoire sans y être naturalisé et devra tout abandonner sans aucune chance de réinsertion pour un pays dont il ne parle sans doute même plus la langue, ce sera le premier crime de cette initiative.

Vous voudriez de telles lois si elle s’appliquaient à vous-mêmes, ou à vos proches ?

Et j'essaie de ne pas penser que c'est un peu facile pour vous qui votez oui, parce que vous n'y avez pas forcément réfléchi, parce que vous n'êtes pas étrangers.
Parce que vous êtes déjà suisses.



* Politisch korrekte Romands? titre (entre autres) la Neue Zürcher Zeitung aujourd'hui. Si je donne bien la bonne définition de politiquement correct, à savoir toujours dire ce qu'on suppose qui va plaire à la société même si on ne le pense pas****, je ne sais pas ce qu'en pensent les Romands, mais moi ça me fâcherait. Et qu'on dise ça pour une opinion de masse, je trouve ça encore plus insultant.


** On pense visiblement plus au meurtrier en série qu'à l'assassin de sa femme dans un moment de folie jalouse.

*** Y a une idée là : peut-être qu'elle le serait moins si on nous demandait notre avis plus souvent, comme sur les retraites...

**** En parlant de ça, un petit mot sur le truc du "voter utile" que j'entends un peu partout de la part de n'importe qui, et qui me hérisse toujours autant le poil. Ça a connu une nouvelle naissance avec le 21 avril 2002 et l'extrême-droite au second tour (et non je n'ai pas voté utile... ni voté tout court, j'avais quatorze ans). "Voter utile" en France, c'est participer à maintenir l'oligarchie des grands partis et leurs dirigeants, qui dissimulent de moins en moins que le peuple, pour eux, ce n'est pas grand-chose. Sans même parler de l'UMP qui ne soumettra même pas au choix populaire son candidat, certains éléphants du PS voulaient déjà décider de qui aurait le droit de se présenter*****. C'est étouffer la possibilité, improbable mais existante, d'un parti réellement démocratique. "Voter utile", ce n'est pas démocratique.

***** Fafa avait inventé le terme des primaires de confirmation, vous vous rappelez ? Pas grand-monde n'a relevé, mais dans le genre "on décide d'abord, et après vous signez le papier sans discuter", c'était plutôt élégant.

jeudi 25 novembre 2010

Schweizerische Wahl

Juste pour attirer votre attention sur la votation (ce que les Français appellent référendum) ayant lieu en Suisse ce dimanche.

La question, qui vient d'une initiative populaire datant de février, est la suivante:
Acceptez-vous l'initiative populaire «Pour le renvoi des étrangers criminels (Initiative sur le renvoi)»?
Accompagnée de sa complémentaire interrogeant sur le projet de loi sur le sujet disant totalement autre chose.

Voilà qui est fort sympathique.
En gros, l'idée consiste à infliger à tout "étranger criminel", outre la peine déjà prévue par la loi, le retrait automatique de son permis de séjour. A savoir, dehors et sans discussion.
Comme la question ne précise pas (ou alors personne ne le dit, parce que je n'ai rien trouvé) le degré de gravité du délit nécessaire pour cette mesure, je suppose qu'on pourra donc se faire renvoyer pour le vol de trois pommes voire un stationnement interdit (EDIT: ah non, Marianne a l'air de poser des limites qui sont relativement larges - et je n'aime pas cet article que je linke).

Etonnant, de la part d'un pays qui attire les étrangers par diverses manœuvres plus ou moins volontaires au point qu'ils constituent un quart de sa population. Je fais encore partie du quart. Je ne reste pas en Suisse, je pars dans un mois, mais je me tiens au courant au cas où je revienne...

J'ai des sentiments mitigés. Il semble qu'en Suisse on demande l'avis des gens plus souvent qu'en France ; j'ai le souvenir d'une votation en 2007 sur l'alignement des assurances maladie sur le système français, qui a dû prendre 75% de non ou pas loin, alors qu'en France, le dernier date de 2005 et le gouvernement s'est assis dessus* un peu plus tard.

Je peux également comprendre qu'un peuple souhaite avoir le pouvoir d'expulser un nuisible, s'ils le voient ainsi, en ne renouvelant pas son permis de séjour (pas comme les bonnes idées de mon pays à moi qui consiste à retirer la nationalité), et les vrais criminels le sont, nuisibles. Déjà avant de te l'accorder, ton permis, on te soumet à questionnaire judiciaire. Mais cette expulsion, ça ne devrait pas s'appliquer à n'importe quel délit (la fraude aux allocs dans la liste, ça sent vraiment fort e populisme...), et encore moins être automatique.

Donc, moi l'étrangère, j'espère le non massif. Parce que j'ai peur des impacts d'une victoire d'un parti qui s'affiche de plus en plus xénophobe. Parce que j'ai peur des dérives, des idées nées aux pays des droits de l'homme français qui suggèrent de chasser les naturalisés s'ils ont commis certains crimes.

*Pas que sur le nôtre, d'ailleurs. "L'Irlande devra revoter !" après leur non, dit par qui vous savez. J'ai honte.

dimanche 7 novembre 2010

Geneva & Cholermus

Je viens juste de regarder en VO sous-titré VO l'épisode en question (The Big Bang Theory, S3E15). Je vous présente pas les personnages, j'ai la flemme, et si vous connaissez pas cette très bonne série, your bad.

En gros, un mec scientifique (aux US) a une invitation au CERN Supercollider le jour de la Saint-Valentin et veut en profiter pour inviter sa petite amie en Suisse. Mais son coloc qui rêve de voir le Supercollider est super jaloux et commence les machinations.
Thème central, la Suisse. Déjà, quand t'es européen et qu'en plus tu y habites depuis déjà quelque temps, tu rigoles bien. Traité un peu à l'américaine, un pays capable de te servir une pizza dans un resto dit grec, ou, dans l'épisode, de faire dire à un mec cultivé qu'on dit Gesundheit à Genève quand quelqu'un éternue* (le truc qui m'a fait le plus rire, loin devant tous les gags faits exprès).

Dans l'épisode, il est question d'un plat suisse nommé "Cholermus". Aucune idée de ce que c'est, alors j'ai demandé à Google. Je vous mets le lien de la première réponse parce qu'elle est écrite par quelqu'un qui connaît bien mieux le pays que moi, qu'elle parle du même épisode, qu'elle est parfaitement complète et que je me suis marrée absolument comme une baleine en la lisant.

Pour le Cholermüs, une réponse possible est . En gros tu fais des crêpes et tu les déchiquettes ? What's your point ?

Bon, Big Bang Theory reste une bonne série, sans aucun doute. Et bon, se tromper de région quand on parle des spécialités, c'est relativement courant, et le champagne ne m'avait pas frappée.
Mais quand même, des fois je me dis que les Américains et l'Europe, c'est pas trop ça.
Mais c'est drôle quand même.

* N'empêche, quand un Suisse Romand m'a dit "Santé" pour la première fois quand j'ai éternué, j'ai dû faire une drôle de tête, vu que dans mon petit monde de Française, "santé", c'était pour trinquer...

mardi 3 août 2010

D'une remarquable combinaison baraka-scoumoune

Il y a environ dix jours, j'ai reçu un courrier pour me rappeler que résidant en Suisse, j'étais tenue de m'affilier à une assurance maladie du cru, comme j'en avais déjà parlé ici.

Déjà moi qui souriais jaune avec ma compagnie qui me disait à l'époque qu'on pouvait s'affilier à des conditions avantageuses à une compagnie particulière avec une somme qui ferait halluciner n'importe qui n'ayant connu que le système français, je me disais que l'avantage devait être bien maigre quand même... Eh ben non. +60% qu'il fallait compter pour le tarif normal.

Ayant toujours mon assurance, j'envoie un courrier à un conseiller de la boîte spécialisé dans le sujet, et il me donne l'adresse mail de l'Amt für Sozialbeitrage pour exposer mon cas. Je leur envoie donc un mail, avec copie de mon contrat.

C'était il y a une semaine.

Dimanche soir en rentrant, je trouve un autre courrier... qui me dit après tout un speech sur la loi suisse (qui dit qu'élèves, stagiaires et étudiants résidents à titre temporaire bien défini peuvent demander une dispense s'ils prouvent avoir déjà une assurance... oui je sais, d'où ma demande !) que je suis dispensée de l'obligation.

Wéééééé...

... Déjà ? Et avec si peu ?

Quand on voit que mon chéri a mis 29 jours et une énergie certaine à venir à bout de l'agence immobilière et tous ses papiers pour un appart, et moi je m'en sors avec deux e-mails ? M'en veux pas trop amour.

Surtout que cette chance se voit sensiblement contrebalancée par une sacrée déveine. Mon PC très fonctionnel hier est aujourd'hui absolument et complètement inutilisable. Chronique :
- D'un coup d'un seul, ne reconnaît pas le branchement secteur !
(tiens ça me rappelle le décès de mon alim il y a un an et demi, testons sur le Netbook (oui j'en ai deux, une vraie geek, et surtout un bon remède aux pannes impromptues qui sont plus une habitude qu'une exception !)... ah ben non elle marche, zut ! oui zut, parce que le PC c'est carrément plus dur à changer que l'alim !)
- Peut finalement le reconnaître parfois, en l'absence de la batterie rechargeable uniquement (ah ben elle est vide, ça va être coton). Marche environ une fois toutes les heures. Pratique.
- S'allume une fois !
- Mais pour une raison mystérieuse, après tous les écrans fabricant/windows etc. ledit écran reste noir en arrivant sur le bureau. On peut toutefois vaguement distinguer une tâche claire en bas à droite, là où les bulles jaune pâle jaillissent de vos icônes pour vous dire tout et n'importe quoi.
- Et en plus ça ronronne toujours. Vu qu'on ne peut cliquer sur rien, que Ctrl-Alt-Del et assimilés est sans effet (du moins perceptible) tenter un test en ouvrant et refermant le lecteur CD contenant un jeu. Entendre la musique du jeu puis
- FATAL ERROR ! La diode verte d'allumage devient orange clignotant puis tout s'arrête.

???????

Virus ?

Ce PC n'accède jamais à Internet et tous les CD et périphs qu'il connaît sont OK. Il sert juste à jouer, regarder des films (quand ça marche, un de mes DVD préférés n'a jamais voulu), bosser avec des CD ou numériser leur contenu. Et puis ça expliquerait mal le problème visiblement "hardware" de la mauvaise reconnaissance du câble alim.

Je désespère...

mercredi 7 juillet 2010

Nicht so einfach...

(J'aime bien la façon de faire de JvH qui poste ses titres dans la langue du pays ou de la région où elle habite. Mais là c'est surtout que la pensée, et certaines autres, me viennent... en allemand)

Pas si facile, donc, de s'installer seule comme une étrangère dans un nouveau pays. Même pas frontalière, mais carrément émigrée : pour une si courte durée, je suis pas sûre que j'y aurais beaucoup gagné de passer la frontière tous les jours...

Bon là j'ai pas le courage pour ze note structurée. Quelques constats donc, en vrac :

- Où tu constates de visu dans ton portefeuille la baisse, que dis-je la chute, de l'euro. Drôle de surprise à La Poste, où j'ai changé mes sous comme d'habitude (c'est le plus avantageux que je connaisse, les gens soyez pas fous évitez banques* et bureaux de change, je vous jure, mais si vous connaissez mieux je suis preneuse par contre). L'euro s'est donc tellement cassé la figure qu'on en arrive à :
mars 2007 : 112 euros = 170 CHF (donc 1 euro = 1,52 CHF)
juin 2010 : 297 euros = 370 CHF (donc 1 euro = 1,24 CHF)
Pas tout à fait exact au vu de la commission mais quand même non négligeable ! Enfin aujourd'hui ça m'embête, mais quand je convertirai mon salaire en euros, ça va être autre chose. Ca doit être marrant, pour les frontaliers, le salaire qui dépend du taux de change du moment. Non, je suis pas spéculatrice monétaire.

- Pour l'instant je carbure aux tickets de transport. Chers : les tarifs étudiants, en Suisse, c'est pas encore trop trop ça, et ça fait quand même presque 6 ans que j'ai plus 16 ans. Y a quand même des tickets moins chers pour les trajets de "4 stations max" (Kurzstrecke). Pas de bol : j'habite à 5 stations du boulot, et le tarif au-dessus c'est pour toute la zone Basel. Autant dire qu'en ce moment je fais pas mal de trajet à pied.

- Mon boulot c'est juste... impressionnant. J'ai pas trop envie qu'on reconnaisse mon employeur, alors je n'en dirai pas plus.

- Un peu crevant cependant. J'ai une tonne de trucs à faire, au boulot bien sûr, en dehors ensuite, des trucs qu'on peut ranger dans le vaste domaine de la paperasserie (ou informati(tra)casserie, soyons modernes (et néologismophiles)). Demain, Einwohnersamt. Service de l'immigration. Au secours.

- Rapport à l'immigration, ça m'énerve toujours de jamais trouver sur Internet l'info suivante : où se trouve le photomaton le plus proche. Suis allée jusqu'au S*mply de Saint-Louis, où les collègues m'ont assuré qu'il y en avait un. En effet, mais j'ai acheté deux trois bidules en passant, et je suis quand même tombée sur la frustrée du siècle à la caisse qui a grossièrement refusé ("nan jpeux pas" très sec) de me rendre des pièces au lieu d'un billet de 5 euros. Sale ch*euse. Comment je paie mon photomaton avec des billets, moi ? Épilogue, y avait un photomaton dans la galerie commerciale... en bas de ma rue.

- Pas besoin d'ouvrir un compte en Suisse pour mon salaire. Limite ça décevrait ma mère, déjà morte de rire à cause de ma future allure d'évadée fiscale. Par contre le premier salaire le 25 août, ça risque d'être chaud les finances.

- Au boulot on parle anglais, allemand et accessoirement français. Une sacrée mosaïque. Je connais les trois langues, mais l'allemand oral a une tendance à muter en suisse-allemand qui me laisse parfois un peu... pataude, disons. Va me falloir des rudiments in vivo, je crois bien.

- Entre le clavier allemand au bureau (Qwertz pour les intimes), le Qwerty au labo et l'Azerty sur mon PC perso, je sais plus trop trop écrire...

- Le taux de change dont je parlais ne s'applique visiblement pas en gare aux billets de train. Pour un trajet Bâle-Strasbourg, 10 ou 15 euros selon leur pataquès période bleue/blanche** en France, payé au guichet à Bâle... 31 CHF. Me suis fait avoir. Au final, il s'avère que quand t'as passé la douane à la gare, il y a un de ces petits distributeurs TER du côté français (quand j'aurai le temps, j'éditerai cette note avec des photos)

*Paraît que le distributeur automatique du Crédit Mutuel à côté de la gare de Saint-Louis propose des euros et des CHF, sans frais.

** Vous connaissez ces billets de TER taille carte de crédit sans heure spécifiée, où il faut connaître la période ? Y avait un couple de lycéens dans mon compartiment qui s'est fait avoir par le contrôleur pour cette histoire de bleu blanc. J'vous jure que le contrôleur qui vous cite en exemple à ces deux-là parce que vous avez bien compris, c'est très gênant. Surtout que :
- j'ai 6 ans de plus qu'eux et prends sans doute le train bien plus souvent
- quand ils ont changé le tableau il y a genre deux ou trois ans, j'étais quasi aussi paumée qu'une novice
- et là si j'ai pas eu de problème, c'est parce que le calendrier de la semaine était affiché sur le distributeur.
Comme quoi, si t'y connais rien et que t'as pas un minimum de chance, tu te plantes, c'est quasi obligé.