samedi 28 août 2010

Avis de recherche (Fala português / Parla italiano ?)

J'essaie d'apprendre actuellement plusieurs langues, dont l'italien et le portugais*, en plus d'un certain besoin de progresser en allemand. Je suis folle ? Peut-être.

Principales méthodes :

- les fameuses méthodes de langues qui t'apprennent les bases (jamais trouvé encore une méthode vraiment satisfaisante, Teach Yourself ne se vend pas ici, Rosetta Stone est beaucoup trop cher et Assimil ne va pas vraiment au fond des choses... idées ou conseils ? bienvenue !)

- lire un bouquin que j'ai déjà lu en français et dont je connais l'histoire dans la langue en question, avant de passer à des bouquins direct en VO**.

- suivre des séries ou des films soit en français ou anglais avec les sous-titres dans la langue cible***, soit le contraire (selon disponibilité), puis avec bande-son langue cible et sous-titres langue cible, et enfin sans sous-titres au final.

- écouter de la musique dans la fameuse langue. Pas toujours probant, même en français je comprends pas nécessairement toujours les paroles du premier coup !

- puis après lire les journaux, parler, vivre dans le pays, et tout...

Bref, tout ça pour dire que des bons bouquins, des bons films, des bonnes séries en anglais c'est pas trop trop dur, mais si vous avez des conseils :
- en allemand
- en italien
- en portugais

je suis preneuse !

*La prononciation du portugais est vraiment un chemin de croix. J'aurais jamais imaginé que niveau difficulté elle se classerait si loin devant l'allemand, dont tout le monde me dit que c'est barbare mais qui m'a toujours paru une des plus faciles (sauf que mes différents profs n'ont jamais trouvé nécessaire de nous apprendre les règles des accents toniques, j'arrête pas de buter là-dessus en allemand !)... Vous trouvez la prononciation de l'allemand difficile ? Essayez le portugais, totalement contre-intuitif, ultra-dépendant de l'accentuation, avec des graphies avec plusieurs possibilités, certaines prononciations sans équivalent en français ou anglais...

** Z'avez lu La Servante Écarlate de Margaret Atwood ? The Handmaid's Tale en VO. C'est le premier livre que j'ai lu en anglais, sans l'avoir lu en français avant. J'ai rien compris. Je suis tombée plus tard sur la traduction française, il a fallu que je le lise plusieurs fois pour piger tellement l'histoire repose sur des non-dits et des sous-entendus. Excellente histoire, mais bien difficile pour une adolescente qui ne maîtrise pas forcément parfaitement l'anglais, voilà. Bouquin à lire absolument à mon avis.

*** J'ai eu une drôle de surprise tout à l'heure. Après avoir (rerere)regardé hier un épisode d'une série que j'aime bien en faisant l'expérience de sous-titrer en espagnol (langue qui est pour moi un mystère absolu), j'ai constaté que des phrases avec le verbe être à la première personne en anglais pouvait être traduit avec une phrase contenant "soy" ou "estoy" (je n'ai pas gardé en mémoire les phrases exactes). Après m'être fait toutes sortes d'hypothèses sur une parenté avec le "stare" italien utilisé dans le gérondif, quelle surprise tout à l'heure d'apprendre de mon chéri (qui a fait de l'espagnol à l'école, lui) qu'en espagnol "estar" signifiait "avoir".

EDIT du 17/09 : mon amour qui a fait de l'espagnol m'a-t-il raconté n'importe quoi ou fait une blague pas drôle, je m'interroge. Le dictionnaire le confirme, "estar" comme "ser" signifient bien "être", les deux étant utilisés dans des contextes différents. (avoir = "tener" ou "haber", selon le contexte aussi) J'aurais dû me douter qu'un tel faux ami c'était bizarre...

samedi 21 août 2010

Des moments de solitude

Tout le monde en a, ils sont toujours plus drôles pour les autres, alors autant vous faire rire.

Au boulot, une collègue m'a conseillé de reporter les divers soucis des différents appareils que je pouvais rencontrer dans un cahier que je garderais. J'ai donc commencé. J'aurais pu y mettre des trucs du genre

- Problème : la pompe s'est arrêtée pour cause de surpression. Solution : c'est mieux quand tu n'oublies pas d'ouvrir la vanne...
ou
- Problème : ça évapore pas vite dans la centrifugeuse dis donc. Solution : ah ben faut rallumer la pompe à vide que le collègue a éteinte...

et autres bêtises régulières d'inattention.

Puis y a aussi en dehors du boulot, quand :
- il y a deux ans, je copiais-collais sur MSN une conversation un peu... bon, eue avec mon ami d'enfance sur mon chéri, à l'attention dudit chéri... ah non, à mon ex, fenêtre d'à côté. La HONTE !
- il y a un an, je téléphone à la MGEN, j'attends trois plombes qu'on veuille bien me répondre, et pile quand je daigne répondre au même copain à propos d'une contrepèterie "MGEN bonjour !"
- à l'instant, je me suis étonnée de l'absence dans les destinations des lignes de bus Eurolines de... Palerme. Pas de commentaire.

Mauvais jours.

dimanche 15 août 2010

Représentativité

Les infos récentes concernant la hausse des tarifs d'EDF (ainsi que GDF, SNCF and so on) me rappellent toujours à quel point une moyenne de l'augmentation des tarifs peut absolument ne pas dire grand-chose pour l'individu. Ca m'a donné envie de vous raconter un truc.

Fin 2007, deuxième année de prépa, j'étais interne dans mon lycée. On avait un forfait tout compris de 61 euros par semaine, pour chambre, petits déjeuners, déjeuners et dîners, du lundi matin au samedi matin.

Un soir de décembre, tous les internes ont été convoqués à une réunion. Pas ensemble, salle trop petite, donc filles à 20h, garçons à 20h30.

Il s'agissait de réformer les régimes interne et interne-externé (interne-externé = tous les repas mais pas de chambre, payaient en forfait aussi, montant moins élevé, à la différence des demi-pensionnaires qui payaient au repas et étaient admis seulement le midi).

Les DP avaient le repas à 4,32 euros à l'époque. Un certain nombre d'IE avaient tendance à pas venir au petit déjeuner, ce qui devait faire perdre pas mal de sous à l'intendance, quand on y pense.

D'où leur idée qui consistait à faire passer tout le monde au régime cumulatif, à savoir :
- une place en internat, 28 euros par semaine pour chaque interne
- chaque déjeuner et dîner à 4,30 euros, pour tout le monde
- chaque petit déjeuner à 2 euros

Augmentation moyenne, sur tout le monde, estimée à 2%. Présenté comme ça, ça passe relativement bien...

Ouais, sauf que.
Vu que le gain pour les demi-pensionnaires est flagrant et que celui des internes-externés (au moins ceux ne venant pas au petit dej) est probable, mathématiquement, y a une autre catégorie qui va payer.
Calculons le tarif par semaine, pour l'interne lambda en prépa, qui reste du dimanche soir au samedi midi. Genre moi tiens, et pas mal d'autres.
- la chambre : 28 euros
- 5 déjeuners et 5 dîners : 4,3 x 10 = 43 euros
- 6 petits déjeuners : 2 x 6 = 12 euros
soit 83 euros par semaine.
+ 35% !

Tu penses bien que chaque interne dans la salle a vite fait le calcul, et on a abondamment râlé en réunion. Je garde un souvenir hilare du proviseur adjoint qui nous a invoqué un "nous sommes à l'aube du 21è siècle" totalement hors de propos, qui a été accueilli par un immense éclat de rire dans la salle, et pour moi ce type a définitivement perdu toute crédibilité par la suite. Considérer que beaucoup d'internes sont boursiers, de familles pas forcément super en mesure d'encaisser ce coup-là, c'était visiblement en option... Il paraît que les mecs ont fait encore pire que nous comme boxon au speech suivant.

Pour nous faire taire, argument massue "ça a été voté à l'unanimité au conseil d'administration". Ben voyons... Je peux rigoler, moi aussi ?
Le CA, rappelons-le, c'est le personnel du lycée, des représentants de la collectivité (merci mon chéri qui m'embête tout le temps ce matin), quelques élèves et quelques parents. Pour les deux premières catégories, pas de problème pour le vote, pour les deux autres :
- les élèves du CA ne sont pas souvent de prépa, qui constituent quand même la majorité des internes - dois-je rappeler l'énorme charge de travail du prépa moyen ?
- les parents ne sont jamais des parents d'internes, question élémentaire de proximité géographique !
Évidemment, la réforme des tarifs arrangeait bien les votants. Légal sans doute mais carrément illégitime...

On a essayé la pétition massivement signée, on a envahi plusieurs fois les bureaux, en vain. On est donc passés à des moyens plus simples, à savoir un énorme boycott de la cantine. Micro-ondes dans certaines chambres (l'un a été victime d'une descente des surveillants dans l'internat des mecs, au nom de l'interdiction au chauffage d'appoint (!) si je me souviens bien...), frigo mini dans la nôtre. Les petits déjeuners et les dîners à la cantine, terminé pour nous !
Au mois de mars, étant donné la baisse considérable de la fréquentation de la cantine, on a eu finalement gain de cause. Les internes-externés payaient au repas, les internes récupéraient leur forfait, légèrement augmenté, genre 2-3 euros par semaine.

On passera sur la morale de l'histoire, si vous voulez bien.

dimanche 8 août 2010

Ego uniformisé par la société

Je n'aime pas la dictature du mince, je hais les régimes, je hais la dictature moderne qui dit que la femme mince est la plus jolie.

Comme tout le monde un peu, je suppose.
Sauf que j'ai jamais fait le moindre régime, ni rien de ce genre. Un peu de sport, quand j'en avais l'occasion et le temps, ce qui ne s'est pas produit depuis un bon moment...

Ouais.
Sauf que.

On va dire que dans ma famille proche on est quatre femmes : ma mère, ma tante, ma cousine et moi.
J'ai longtemps été la seule qui ne se faisait pas de souci avec son poids.
Ma cousine, plus jeune que moi et plus ronde quand nous étions petites, est devenue une vraie tige grande et toute fine. Sans doute le régime alimentaire minimaliste n'y est pas pour rien.
Ma mère et ma tante avaient arrêté de fumer, s'y sont remises après coup. Avec les régimes qu'elles ont pu faire, perte de poids assurée.
Et moi, avec la bouffe bien saine des étudiants, des énormes faims cette année, le manque de sport, le fait de passer d'ado à un peu plus femme, et tout et tout...

Ben au final, je suis pas encore la plus ronde des quatre, mais j'en prends le chemin (et ça c'est juste parce que ma mère rentre pas encore dans ma taille de jean, dont tous les spécimens ne me vont plus forcément !)

Et je suis vexée de m'en sentir vexée.

Devrais me remettre au sport... Je sais pas si ça me ferait perdre du poids, d'ailleurs ce chiffre je m'en fous, mais m'affiner ou me muscler ne serait pas un luxe.
Parce que le décalage de 4 tailles entre haut et bas, ça fait pot de fleurs c'est plutôt moche.

mardi 3 août 2010

D'une remarquable combinaison baraka-scoumoune

Il y a environ dix jours, j'ai reçu un courrier pour me rappeler que résidant en Suisse, j'étais tenue de m'affilier à une assurance maladie du cru, comme j'en avais déjà parlé ici.

Déjà moi qui souriais jaune avec ma compagnie qui me disait à l'époque qu'on pouvait s'affilier à des conditions avantageuses à une compagnie particulière avec une somme qui ferait halluciner n'importe qui n'ayant connu que le système français, je me disais que l'avantage devait être bien maigre quand même... Eh ben non. +60% qu'il fallait compter pour le tarif normal.

Ayant toujours mon assurance, j'envoie un courrier à un conseiller de la boîte spécialisé dans le sujet, et il me donne l'adresse mail de l'Amt für Sozialbeitrage pour exposer mon cas. Je leur envoie donc un mail, avec copie de mon contrat.

C'était il y a une semaine.

Dimanche soir en rentrant, je trouve un autre courrier... qui me dit après tout un speech sur la loi suisse (qui dit qu'élèves, stagiaires et étudiants résidents à titre temporaire bien défini peuvent demander une dispense s'ils prouvent avoir déjà une assurance... oui je sais, d'où ma demande !) que je suis dispensée de l'obligation.

Wéééééé...

... Déjà ? Et avec si peu ?

Quand on voit que mon chéri a mis 29 jours et une énergie certaine à venir à bout de l'agence immobilière et tous ses papiers pour un appart, et moi je m'en sors avec deux e-mails ? M'en veux pas trop amour.

Surtout que cette chance se voit sensiblement contrebalancée par une sacrée déveine. Mon PC très fonctionnel hier est aujourd'hui absolument et complètement inutilisable. Chronique :
- D'un coup d'un seul, ne reconnaît pas le branchement secteur !
(tiens ça me rappelle le décès de mon alim il y a un an et demi, testons sur le Netbook (oui j'en ai deux, une vraie geek, et surtout un bon remède aux pannes impromptues qui sont plus une habitude qu'une exception !)... ah ben non elle marche, zut ! oui zut, parce que le PC c'est carrément plus dur à changer que l'alim !)
- Peut finalement le reconnaître parfois, en l'absence de la batterie rechargeable uniquement (ah ben elle est vide, ça va être coton). Marche environ une fois toutes les heures. Pratique.
- S'allume une fois !
- Mais pour une raison mystérieuse, après tous les écrans fabricant/windows etc. ledit écran reste noir en arrivant sur le bureau. On peut toutefois vaguement distinguer une tâche claire en bas à droite, là où les bulles jaune pâle jaillissent de vos icônes pour vous dire tout et n'importe quoi.
- Et en plus ça ronronne toujours. Vu qu'on ne peut cliquer sur rien, que Ctrl-Alt-Del et assimilés est sans effet (du moins perceptible) tenter un test en ouvrant et refermant le lecteur CD contenant un jeu. Entendre la musique du jeu puis
- FATAL ERROR ! La diode verte d'allumage devient orange clignotant puis tout s'arrête.

???????

Virus ?

Ce PC n'accède jamais à Internet et tous les CD et périphs qu'il connaît sont OK. Il sert juste à jouer, regarder des films (quand ça marche, un de mes DVD préférés n'a jamais voulu), bosser avec des CD ou numériser leur contenu. Et puis ça expliquerait mal le problème visiblement "hardware" de la mauvaise reconnaissance du câble alim.

Je désespère...

jeudi 29 juillet 2010

Croisée des chemins

22 ans aujourd'hui, et un peu l'impression d'être à un carrefour de sa vie.

Année de stage, donc fini la vie d'écolier, on a plutôt le rythme et les horaires d'un boulot à plein temps, ce qui est, au début, plutôt épuisant. Si bien que je commence à peine à découvrir cette ville, où à aller aux réunions des jeunes de ma boîte.
La législation suisse est aux 40h, comme la canadienne (au moins l'ontarienne, mais je pense que c'est national). Avec une pause de 30 mn minimum pour des journées de plus de 7h, d'une heure minimum pour des journées de plus de neuf heures. Ce qui veut dire qu'à ma boîte, tu commences quand tu veux (pointage électronique) du moment que tu as tes 8h de boulot effectif par jour, mais en pratique je reste souvent 8h30-9h, voire plus...
Au moins ma boîte me paie, ce que la législation en Suisse n'impose pas... pas plus qu'en Belgique, ça promet pour ma prochaine destination, et contrairement à la France, qui impose une gratification à un tiers du SMIC à des stages de deux mois au moins. Une aumône, tout juste, dont la plupart des entreprises se contenteront. Phénomène intéressant dans les annonces : beaucoup de groupes établis dans des pays sans obligation de gratification la proposent tout de même, et pas minimale... à la condition d'être un minimum accoutumés aux stages, ce qui n'est pas trop le cas de tous. En un an de recherche, je n'ai vu qu'une, peut-être deux boîtes françaises qui proposaient une gratification supérieure au minimum légal. Comme quoi.
Ainsi un salaire ridicule aux yeux d'un Suisse (disons, moins de la moitié du salaire moyen), peut dépasser 100% du SMIC français.
Du décalage international.

Bon, je finis cet aparté.

Presque plus d'études... 15 semaines environ pour la troisième année vraiment à l'école, et trois à six mois de stage derrière. Une misère.
Une année bien nomade qui ne fait que débuter.
Ne pas savoir que faire l'année d'après : avoir pris ses dispositions pour une université allemande, mais ne pas y trouver ses souhaits de formation, et commencer à penser à y renoncer, le coeur un peu serré tout de même. Pas envie de sacrifier mes souhaits de formation pour le saint nom du dieu Erasmus. L'université est vraiment trop généraliste à mon goût.

Avoir vécu l'expérience de vivre avec son amoureux un an, devoir la stopper pour cause d'incompatibilité géographique. Espérer y parvenir un jour, si la vie ne nous sépare pas avant.

C'est peu, 22 ans, finalement.

mercredi 7 juillet 2010

Nicht so einfach...

(J'aime bien la façon de faire de JvH qui poste ses titres dans la langue du pays ou de la région où elle habite. Mais là c'est surtout que la pensée, et certaines autres, me viennent... en allemand)

Pas si facile, donc, de s'installer seule comme une étrangère dans un nouveau pays. Même pas frontalière, mais carrément émigrée : pour une si courte durée, je suis pas sûre que j'y aurais beaucoup gagné de passer la frontière tous les jours...

Bon là j'ai pas le courage pour ze note structurée. Quelques constats donc, en vrac :

- Où tu constates de visu dans ton portefeuille la baisse, que dis-je la chute, de l'euro. Drôle de surprise à La Poste, où j'ai changé mes sous comme d'habitude (c'est le plus avantageux que je connaisse, les gens soyez pas fous évitez banques* et bureaux de change, je vous jure, mais si vous connaissez mieux je suis preneuse par contre). L'euro s'est donc tellement cassé la figure qu'on en arrive à :
mars 2007 : 112 euros = 170 CHF (donc 1 euro = 1,52 CHF)
juin 2010 : 297 euros = 370 CHF (donc 1 euro = 1,24 CHF)
Pas tout à fait exact au vu de la commission mais quand même non négligeable ! Enfin aujourd'hui ça m'embête, mais quand je convertirai mon salaire en euros, ça va être autre chose. Ca doit être marrant, pour les frontaliers, le salaire qui dépend du taux de change du moment. Non, je suis pas spéculatrice monétaire.

- Pour l'instant je carbure aux tickets de transport. Chers : les tarifs étudiants, en Suisse, c'est pas encore trop trop ça, et ça fait quand même presque 6 ans que j'ai plus 16 ans. Y a quand même des tickets moins chers pour les trajets de "4 stations max" (Kurzstrecke). Pas de bol : j'habite à 5 stations du boulot, et le tarif au-dessus c'est pour toute la zone Basel. Autant dire qu'en ce moment je fais pas mal de trajet à pied.

- Mon boulot c'est juste... impressionnant. J'ai pas trop envie qu'on reconnaisse mon employeur, alors je n'en dirai pas plus.

- Un peu crevant cependant. J'ai une tonne de trucs à faire, au boulot bien sûr, en dehors ensuite, des trucs qu'on peut ranger dans le vaste domaine de la paperasserie (ou informati(tra)casserie, soyons modernes (et néologismophiles)). Demain, Einwohnersamt. Service de l'immigration. Au secours.

- Rapport à l'immigration, ça m'énerve toujours de jamais trouver sur Internet l'info suivante : où se trouve le photomaton le plus proche. Suis allée jusqu'au S*mply de Saint-Louis, où les collègues m'ont assuré qu'il y en avait un. En effet, mais j'ai acheté deux trois bidules en passant, et je suis quand même tombée sur la frustrée du siècle à la caisse qui a grossièrement refusé ("nan jpeux pas" très sec) de me rendre des pièces au lieu d'un billet de 5 euros. Sale ch*euse. Comment je paie mon photomaton avec des billets, moi ? Épilogue, y avait un photomaton dans la galerie commerciale... en bas de ma rue.

- Pas besoin d'ouvrir un compte en Suisse pour mon salaire. Limite ça décevrait ma mère, déjà morte de rire à cause de ma future allure d'évadée fiscale. Par contre le premier salaire le 25 août, ça risque d'être chaud les finances.

- Au boulot on parle anglais, allemand et accessoirement français. Une sacrée mosaïque. Je connais les trois langues, mais l'allemand oral a une tendance à muter en suisse-allemand qui me laisse parfois un peu... pataude, disons. Va me falloir des rudiments in vivo, je crois bien.

- Entre le clavier allemand au bureau (Qwertz pour les intimes), le Qwerty au labo et l'Azerty sur mon PC perso, je sais plus trop trop écrire...

- Le taux de change dont je parlais ne s'applique visiblement pas en gare aux billets de train. Pour un trajet Bâle-Strasbourg, 10 ou 15 euros selon leur pataquès période bleue/blanche** en France, payé au guichet à Bâle... 31 CHF. Me suis fait avoir. Au final, il s'avère que quand t'as passé la douane à la gare, il y a un de ces petits distributeurs TER du côté français (quand j'aurai le temps, j'éditerai cette note avec des photos)

*Paraît que le distributeur automatique du Crédit Mutuel à côté de la gare de Saint-Louis propose des euros et des CHF, sans frais.

** Vous connaissez ces billets de TER taille carte de crédit sans heure spécifiée, où il faut connaître la période ? Y avait un couple de lycéens dans mon compartiment qui s'est fait avoir par le contrôleur pour cette histoire de bleu blanc. J'vous jure que le contrôleur qui vous cite en exemple à ces deux-là parce que vous avez bien compris, c'est très gênant. Surtout que :
- j'ai 6 ans de plus qu'eux et prends sans doute le train bien plus souvent
- quand ils ont changé le tableau il y a genre deux ou trois ans, j'étais quasi aussi paumée qu'une novice
- et là si j'ai pas eu de problème, c'est parce que le calendrier de la semaine était affiché sur le distributeur.
Comme quoi, si t'y connais rien et que t'as pas un minimum de chance, tu te plantes, c'est quasi obligé.